Les origines
Contrairement à ce que certains pourraient essayer de nous faire croire en ces temps de guerre, mai 1968 n'est pas un phénomène franco_bolchévique. Mai 1968 s'inscrit dans une logique mondiale de remise en cause de la toute puissance de l'état et des dogmes moraux face aux individus.
Des états-unis avec le refus de la guerre en Irak Vietnam à la Tchécoslovaquie pour plus de liberté, en passant par le mexique, le Japon et même la Chine, c'est un mouvement général qui a touché les jeunesses de tous les continents et de toutes les couleurs politiques. Plus de liberté (liberté des moeurs, liberté économique, liberté de pensée) et ne plus être pieds et poings liés aux décisions de leurs parents, tels étaient les revendications de cette jeunesse.
Le phénomène français
Ce qui a donné son importance au mouvement en France, c'est la contagion des revendications au monde ouvrier. Ces ouvriers, eux aussi simples pions d'un système qui ne leur demandaient pas leur avis, ont adhéré au mouvement, souvent pour d'autres raisons que les étudiants, mais qui trouvaient les mêmes origines: un régime de droite, autocrate et voulant à tout prix conserver ses acquis innés par rapport aux autres classes sociales ou aux jeunes.
Les conséquences
Les accords de Grenelle débouchent sur une augmentation de 35% du SMIC (qui venait de remplacer le SMIG) à 600 F par mois et de 10 % des salaires et sur la réduction du temps de travail, suite à des négociations menées en particulier par le jeune haut fonctionnaire Jacques Chirac.
Mai 68, c'est également la révolution sexuelle, avec le développement des contraceptifs. Les mouvements féministes se multiplient et c'est l'émancipation de la femme qui est en marche. L'avortement sera légalisé 8 ans plus tard.
C'est également la dénonciation des régimes communistes réformistes (l'Archipel du Goulag, le Cri des pierres). Cette désillusion sur le communisme, juste après un engagement politique intense, notamment des maoïstes et de l'extrême gauche qui apparurent un temps parmi les jeunes comme une alternative plus authentique, déboucha sur un pessimisme généralisé dans les milieux de gauche, un auto-dénigrement systématique de tout ce qui a pu exister avant la Révolution de Mai.
C'est également la dissolution par l'état du groupuscule d'extrème droite occident, en novembre 1968, suite à la montée en violence des ses exactions.
C'est la remise en cause du système pédagogique français, avec moins de par coeur et de punition et plus de place à la libre expression des élèves.
C'est ensuite la remise en cause de l'armée et de la force de frappe nucléaire française avec l'apparition de mouvements antimilitaristes.
C'est aussi l'apparition de Médecins sans frontières, crée par un certain Bernard Kouchner
C'est enfin l'essor des mouvements écologiques, avec le regard sur l'impact des activités de l'homme sur la nature.
Revenir aux valeurs d'avant mai 68, « au travail et à la nation » (il manque la famille pour que la citation puisse prendre tout son sens) c'est remettre en cause toutes ses avancées de la société, qui se sont curieusement accompagnées, si l'on en croit le magazine L'Expansion, d'un accroisement du rythme annuel d'augmentation de la productivité pendant les trois années qui suivirent.
A cela, on peut rajouter la modification souhaitée par Nicolas Sarkozy de la loi de 1905 sur la laïcité, officiellement de façon à ce que l'état puisse financer des mosquées. Mais une fois quelques fonds lâchés à la construction d'une mosquée, comment le gouvernement pourra-t-il refuser de financer des projets d'autres religions? Le problème de l'absence de lieux de cultes destinés aux musulmans peut être entièrement résolu par d'autres moyens (églises ou temples désaffectés, prêts de salles municipales ou des fêtes, etc...) et s'attaquer à la loi de 1905 répond à d'autres idéologies.
On pourra ensuite, pour être fier de l'histoire de France, écrire dans les manuels scolaires que les pays colonisés par la France doivent nous être redevables. Mais j'oubliais, ça a déjà été fait le 23 février 2005, par une loi lancée par ce cher Douste Blazy, encore un proche de Nicolas Sarkozy. Déjà que certains regrettent que Jacques Chirac ait reconnu la responsabilité de la France dans les déportations de juifs, étant donné que « ce n'est quand même pas la France qui a créé la solution finale », on pourra bientôt être fiers d'avoir des ancêtres humanistes avec les africains et tous résistants pendant l'occupation!
Une fois toutes ses valeurs et tout son honneur retrouvé, la France aura toutes les cartes en main pour rentrer dans le XXI ème siècle. Ou retourner au XIX ème. On appelerait ça la Belle époque? Ou l'âge d'or? Y'a pas à dire, on était heureux à cette époque. Surtout chez les Rotschild.
Contrairement à ce que certains pourraient essayer de nous faire croire en ces temps de guerre, mai 1968 n'est pas un phénomène franco_bolchévique. Mai 1968 s'inscrit dans une logique mondiale de remise en cause de la toute puissance de l'état et des dogmes moraux face aux individus.
Des états-unis avec le refus de la guerre en Irak Vietnam à la Tchécoslovaquie pour plus de liberté, en passant par le mexique, le Japon et même la Chine, c'est un mouvement général qui a touché les jeunesses de tous les continents et de toutes les couleurs politiques. Plus de liberté (liberté des moeurs, liberté économique, liberté de pensée) et ne plus être pieds et poings liés aux décisions de leurs parents, tels étaient les revendications de cette jeunesse.
Le phénomène français
Ce qui a donné son importance au mouvement en France, c'est la contagion des revendications au monde ouvrier. Ces ouvriers, eux aussi simples pions d'un système qui ne leur demandaient pas leur avis, ont adhéré au mouvement, souvent pour d'autres raisons que les étudiants, mais qui trouvaient les mêmes origines: un régime de droite, autocrate et voulant à tout prix conserver ses acquis innés par rapport aux autres classes sociales ou aux jeunes.
Les conséquences
Les accords de Grenelle débouchent sur une augmentation de 35% du SMIC (qui venait de remplacer le SMIG) à 600 F par mois et de 10 % des salaires et sur la réduction du temps de travail, suite à des négociations menées en particulier par le jeune haut fonctionnaire Jacques Chirac.
Mai 68, c'est également la révolution sexuelle, avec le développement des contraceptifs. Les mouvements féministes se multiplient et c'est l'émancipation de la femme qui est en marche. L'avortement sera légalisé 8 ans plus tard.
C'est également la dénonciation des régimes communistes réformistes (l'Archipel du Goulag, le Cri des pierres). Cette désillusion sur le communisme, juste après un engagement politique intense, notamment des maoïstes et de l'extrême gauche qui apparurent un temps parmi les jeunes comme une alternative plus authentique, déboucha sur un pessimisme généralisé dans les milieux de gauche, un auto-dénigrement systématique de tout ce qui a pu exister avant la Révolution de Mai.
C'est également la dissolution par l'état du groupuscule d'extrème droite occident, en novembre 1968, suite à la montée en violence des ses exactions.
C'est la remise en cause du système pédagogique français, avec moins de par coeur et de punition et plus de place à la libre expression des élèves.
C'est ensuite la remise en cause de l'armée et de la force de frappe nucléaire française avec l'apparition de mouvements antimilitaristes.
C'est aussi l'apparition de Médecins sans frontières, crée par un certain Bernard Kouchner
C'est enfin l'essor des mouvements écologiques, avec le regard sur l'impact des activités de l'homme sur la nature.
Revenir aux valeurs d'avant mai 68, « au travail et à la nation » (il manque la famille pour que la citation puisse prendre tout son sens) c'est remettre en cause toutes ses avancées de la société, qui se sont curieusement accompagnées, si l'on en croit le magazine L'Expansion, d'un accroisement du rythme annuel d'augmentation de la productivité pendant les trois années qui suivirent.
A cela, on peut rajouter la modification souhaitée par Nicolas Sarkozy de la loi de 1905 sur la laïcité, officiellement de façon à ce que l'état puisse financer des mosquées. Mais une fois quelques fonds lâchés à la construction d'une mosquée, comment le gouvernement pourra-t-il refuser de financer des projets d'autres religions? Le problème de l'absence de lieux de cultes destinés aux musulmans peut être entièrement résolu par d'autres moyens (églises ou temples désaffectés, prêts de salles municipales ou des fêtes, etc...) et s'attaquer à la loi de 1905 répond à d'autres idéologies.
On pourra ensuite, pour être fier de l'histoire de France, écrire dans les manuels scolaires que les pays colonisés par la France doivent nous être redevables. Mais j'oubliais, ça a déjà été fait le 23 février 2005, par une loi lancée par ce cher Douste Blazy, encore un proche de Nicolas Sarkozy. Déjà que certains regrettent que Jacques Chirac ait reconnu la responsabilité de la France dans les déportations de juifs, étant donné que « ce n'est quand même pas la France qui a créé la solution finale », on pourra bientôt être fiers d'avoir des ancêtres humanistes avec les africains et tous résistants pendant l'occupation!
Une fois toutes ses valeurs et tout son honneur retrouvé, la France aura toutes les cartes en main pour rentrer dans le XXI ème siècle. Ou retourner au XIX ème. On appelerait ça la Belle époque? Ou l'âge d'or? Y'a pas à dire, on était heureux à cette époque. Surtout chez les Rotschild.